Grégoire GRES

  • Diplôme d’instructeur fédéral
  • 5ème Dan Nihon Taï Jitsu
  • 5ème Dan Nihon Jiu Jitsu
  • 5ème Degré Arnis Doblete Rapilon
  • Co-Responsable technique région Midi-Pyrénée pour le Nihon-Taï-Jitsu avec Olivier POUTOIRE
  • Représentant France pour le style Doblete Rapilon

Comme pas mal de personne, j’ai démarré les arts martiaux par le Judo lorsque j’avais 9 ans. Après 4 ans de pratique et quelques compétitions à mon actif, rentrant dans l’adolescence, je souhaitais pratiquer un art martial plus accès sur la self-défense : c’est donc plein d’interrogations et quelque peu impressionné que j’ai poussé les portes du club Shaolin ( qui était à l’époque situé pas loin de la gare Matabiau à Toulouse ) en Septembre 1989.

Il y avait à l’époque plusieurs disciplines, mais une avait alors plus particulièrement retenu mon attention : le Nihon-Taï-Jitsu, avec deux professeurs issues du même terreau martial et disposant de 2 caractères très différents ( Daniel Faynot et Philippe Avril ), ce qui leur permettait d’apporter chacun des choses différentes aux élèves que nous étions.

Comme souvent, au-delà de l’art martial, on choisit également un professeur, et je me suis de suite bien retrouvé dans l’enseignement de ces 2 senseis qui, au-delà de la maîtrise technique, véhiculaient un certain nombre de valeurs dans lesquelles l’ado que j’étais alors se retrouvait pleinement : le dépassement de soi, le respect, la loyauté, l’honneur, etc …

Il y a une phrase que j’aime bien à répéter :

« Mes parents m’ont donné une éducation, et mes maîtres ont fait de moi un homme »

Pour en revenir à mes compétences martiales, j’ai également eu l’occasion de pratiquer depuis de nombreuses années différents type de boxe pieds-poings, et ai plaisir à retrouver régulièrement mes amis boxeurs afin de profiter des conseils de leur professeur, qui est aussi mon ami, à savoir Charly Munoz.

Savoir rester un élève toute sa vie, c’est un autre des grands principes des arts martiaux  où on se doit de ne jamais arrêter d’apprendre et de pratiquer, en s’enrichissant au contact de personnes différentes.

J’ai également eu l’occasion au cours de mes pérégrinations martiales de faire un peu de ju-jitsu brésilien afin de mieux appréhender le travail au sol qui est la grande spécialité de cette discipline : ceci s’était fait sous l’égide d’Eric Satge qui est devenu depuis lors un grand spécialiste de cette discipline avec plusieurs titres de champion d’Europe … et que j’ai connu alors qu’il venait prendre des leçons de Nihon-Taï-Jitsu et que je me faisais un plaisir de le malmener à l’époque en Ne-Waza ( combat au sol ).

Autant vous dire que les choses ont bien changé depuis lors et que c’est lui dorénavant le grand spécialiste du Ne-Waza, mais tout cela est finalement un bel exemple de mise en œuvre de la devise de Jigoro Kano, le fondateur du Judo, à savoir

« entraide et prospérité mutuelle »

… nous avons tous à apprendre les uns des autres, et le professeur un jour peut devenir l’élève le lendemain …

Après m’être donc spécialisé dans le travail mains nues, j’ai eu la chance de pouvoir par la suite me lancer dans l’apprentissage du travail des armes : ce fut sous l’égide de mon professeur Dani Faynot qui, s’étant installé à la fin des années 90 aux Philippines, s’est fait fort de me transmettre toutes les connaissances qu’il a pu acquérir sur place auprès du Grand Master Jose Mena.

J’ai ainsi la chance de pouvoir recevoir depuis lors à intervalle régulier les enseignements d’un maître ayant lui-même reçu les siens d’un des plus grand maître d’arts martiaux Philippins contemporains et je me fais fort depuis un certain nombre d’années de décliner ces enseignements à travers des stages réguliers que je donne en région toulousaine, mais également dans toute la France en fonction des sollicitations dont je suis l’objet.

Pour en terminer , les différentes disciplines martiales que j’ai pu  pratiqué depuis mon plus jeune âge, au-delà des compétences techniques qu’elles m’ont permis d’acquérir et du développement physique qui s’en est suivi, ont également contribué à façonner mon caractère et à développer un certain nombre de qualités humaines dont je me sers dans mon quotidien.

Fort de ces belles valeurs transmises par mes professeurs, j’ai donc à cœur aujourd’hui, au-delà des connaissances techniques que j’aime à partager, de les transmettre à mes élèves afin que cela puisse contribuer à ce que ils se sentent également mieux dans leur vie de tous les jours :

C’est à mon sens la principale vertu des arts martiaux, à savoir sous le prétexte de fournir un « arsenal » technique, avant tout « armer » le pratiquant pour qu’il puisse traverser la vie comme un homme de bien, la tête haute et le cœur ouvert aux autres …

Grégoire GRES

 

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