De l’importance des Senseïs….

La pratique des arts martiaux traditionnels japonais issus des bujutsu (techniques de guerre) ou budo (voie de la guerre) par la suite, requiert entre autres exigence,  patience, détermination, assiduité, …

La pratique des arts martiaux Philippins s’appuie sur les mêmes fondamentaux, auquel on peut ajouter la nécessité d’un contrôle strict de ses émotions afin d’éviter tout débordement dans un contexte où on se retrouve avec une arme dans les mains (bâton, couteau, épée, …)

Pour ceux qui embrassent ce type de pratique, ils se rendent vite compte que plus qu’un simple sport, cela devient une philosophie de vie.

Ainsi donc, en plus d’apprendre des techniques de self-défense, on se trouve immergé dans un lieu ( le dojo ) où  des valeurs telles que l’humilité, le partage, l’entraide, la confiance en soi, le respect de l’autre sont mises en avant … le premier jour que j’ai eu à franchir les portes d’un tel lieu, je ne soupçonnais pas que j’y ferai la rencontre de personnes aussi attachantes, érudites, inspirantes, motivantes, en plus de pratiquants experts dans leur discipline.

Stage-NTJ-Mars-2018-2Pour en revenir au professeur (Sensei en japonais), c’est lui qui a la responsabilité d’incarner et véhiculer  les techniques et les valeurs qui lui ont été transmises par ses maîtres. Que ce soit oralement, par l’écrit ou par le geste, il est garant de la transmission de la discipline pratiquée (techniques, principes, valeurs…) sans trahir son essence, mais tout en y apportant sa propre perception et ses sensations issues de son expérience.

Même si au début, on est plus dans la reproduction de gestes du Sensei, au fur et à mesure du temps, en même temps que nous renforcerons notre technique, nous serons de plus en plus à l’écoute de nos propres sensations et des formes de corps nous correspondant le mieux, comme un judoka qui développe ses « spéciales » qu’il arrive à passer à tous les coups, car elles sont parfaitement adaptées à sa morphologie, sa vitesse, sa puissance, etc ….

Sensei P.AVRIL 7ème DAN Nihon-Taï-Jitsu et expert national

Ainsi donc, si le Senseï est là pour cadrer notre apprentissage et progression dans un premier temps, il faut qu’il soit aussi présent pour agrandir notre espace de liberté au fur et à mesure de notre évolution, afin que nous puissions « faire corps » avec notre discipline.

Personnellement, j’ai la chance d’avoir un Senseï en Nihon-Taï-Jitsu nommé Philippe Avril, 7ème Dan et expert national, qui a appris « à l’ancienne » avec son propre Senseï. Il a aussi su nous transmettre la quintessence  des arts martiaux traditionnels, même si parfois cela fut rude et encore, moins que lui lorsqu’il était élève !

Son partenaire Dani Faynot, 6ème Dan Nihon Taï Jitsu et 10ème degré Arnis Doblete Rapilon, est aussi une source intarissable et se fait une joie de nous transmettre Dani Faynot, 6ème DAN Nihon-Taï-JItse et CN 10ème Degrés Anis Doblete Rapilon en démonstration à la nuit du Shaolin 2016.ses perceptions et ébranler nos certitudes lorsqu’il vient nous voir depuis son continent asiatique d’adoption.

Bien que fort différents dans leur manière de dispenser un enseignement, ils restent parfaitement complémentaires et  je me nourris donc des deux pour enrichir ma pratique martiale selon les principes du yin et yang, en élaborant des passerelles entre les deux disciplines.

Sensei un jour, Sensei toujours … la fidélité est une valeur importante dans le domaine des arts martiaux, et je ressens un mélange de fierté et de reconnaissance à chaque fois que mon Sensei me choisit en tant que partenaire ( Uke ) pour démontrer un principe à d’autres, ou présenter lui-même un grade, fidèle à l’idée que, une fois emprunté, la voie du samurai ( Bushido ) est un chemin sans fin. Cette reconnaissance nourrit ma pratique et me fait sentir partie intégrante d’une grande et belle famille que j’ai intégré il y a déjà pas mal d’année : celle des arts martiaux !!!

Désormais, au sein de notre école, avec mon ami Grégoire Grès nous sommes les Senseïs à notre tour. Mais cela ne nous empêche pas de continuer à profiter de chaque occasion qui nous sont offertes pour s’entrainer avec nos Sensei ( ça tombe bien, nous avons les mêmes !! J ) , et ce afin de continuer à progresser et affiner notre pratique.

Creuser le sillon et y revenir sans cesse, afin de l’approfondir ! 

Nicolas HOSSELIN

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